Le millésime 2014 du Mas Haut-Buis

Mas Haut Buis

2014 aura été une année extraordinaire dans le sens premier de ce terme : qui sort de l’ordinaire.

Après un hiver doux et très peu de gel, quasiment pas de neige sur le plateau du Larzac, le printemps est resté relativement sec jusqu’au 15 juin, date à partir de laquelle la pluie et des températures fraîches ont prévalu pendant plus d’un mois. Malgré des passages plus chauds en août, l’été est resté plutôt frais – il n’a jamais fait plus de 32°C – avec des nuits même froides. Jusque-là tout allait bien !

Les vendanges ont débuté le 10 septembre avec le Chardonnay.

« On était parti pour un millésime grandiose, avec un débourrement normal, une très belle floraison, une véraison sans histoire et pas de maladies, l’état sanitaire était irréprochable à mi-septembre, » explique Olivier Jeantet.

Et puis, autour du 20 septembre de fortes chutes de pluie ont amené 300 mm d’eau en deux jours.

«Cela peut arriver mais avec le vent du nord, ça sèche en temps normal, » poursuit Olivier Jeantet. « Sauf que là, nous sommes restés sous influence maritime et il a fallu mettre les raisins à l’abri de l’humidité, nous avons donc décidé de tout effeuiller et traqué le moindre départ de pourriture grise. »

Une fois les Syrah et les Grenache rentrés on a pris 120 mm de pluie supplémentaires au début octobre et il a fallu attendre pour rentrer les Carignan vers le 10.

« Il ne fallait surtout pas céder à la panique, mais savoir attendre et bien trier à la vigne et au chai, » ajoute Olivier Jeantet.

Au final, il y a eu beaucoup moins de sucre que d’habitude dans les baies, ce qui s’est traduit par une perte de 1 à 1.5 degré par rapport à la normale.

On peut donc s’attendre à de jolis vins très juteux, fluides et gourmands. Ils conserveront néanmoins cette profondeur qui les caractérise.

Dégustation:

Mas Haut-Buis, Terrasses du Larzac, Costa Caoude 2014
Belle harmonie entre la pureté du fruit et les notes lardées, profondeur en bouche, chair au grain de tanin déjà savoureux, finale tout en élégance, c’est un vin de grand raffinement.

Mas Haut-Buis, Terrasses du Larzac, Les Carlines 2014
Avec sa nouvelle étiquette épurée et sa capsule d’un joli rouge pivoine désormais, Les Carlines 2014 offre un nez festif sur la framboise et la mûre et les autres baies rouges ou noires, avec une bouche pimpante, finement acidulée, gourmande et digeste, d’une magnifique fluidité.

Mas Haut-Buis, IGT Herault, Les Agrunelles 2014
Notes grillées, arômes de fleurs blanches et de tilleul, touche minérale, silex. Belle tension en bouche avec une matière assez ample même si le profil reste définitivement ciselé, précis et dynamique.

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